Ijen, nous ne t'oublierons jamais!

Du 15 au 16 septembre 2017

Nous nous sommes mises en route pour Bromo, et n'avons pas pu dormir dans notre chambre disons... vétuste. 😅 Et sommes parties pour le train 🚂 dans la matinée. Arrivées à la gare avec...3h30 d'avance, nous avons le temps de reprendre nos esprits. 😌
Alors c'est parti pour une fresch coconut dans un bouiboui de la gare! Pour ceux qui ne connaissent pas, normalement on sert la coco en l'ouvrant bien, avec une assiette dessous au cas où elle suinte un peu, avec une paille pour l'eau de coco et une cuillère pour racler le fruit. Mais là, la femme bouiboui devait avoir un peu chaud....Elle nous apporte les cocos sans assiette et sans cuillère. Et manque de chance, l'une d'elle avait une fuite. Je vous laisse imaginer la marre d'eau de coco sur la table. Et évidemment, sinon c'est pas drôle, la table aussi avait une fuite! On a prit le train dans un état de saleté que nous n'avions jamais connu! Pas de douche après Bromo, mais une douche d'eau de coco! L'extase !! ✌️
Bref, prenons le train. Nous avons des places en économique. Plus le luxe de la business, avec une banquette rien que pour nous 2.. Lorsqu'on veut récupérer nos places, l'une d'elle était prise par une jeune femme qui n'a pas voulu bouger. Plus de place pour ranger nos sacs à dos non plus. Le train vient de Surabaya, les passagers ramènent beaucoup de choses de là-bas.. des cosmétiques, des gâteaux, des oiseaux... pas la place pour tout, il faut faire des choix, et le choix a été fait pour nous, les sacs à dos ce sera entre nous! 👍🏻
4h de train, on joue aux cartes pour s'occuper, le jeu du ShitHead à l'air de beaucoup questionner les indonésiens. 
En plein jeu nous sommes interrompu par une jeune femme locale que notre couleur de peau questionne. Elle est fan du Chou.. "comment tu t'appelles ? Est ce que tu es mariée? Qu'est ce que tu fais dans la vie? D'où viens tu? Ou vas tu? As tu des frères et sœurs? Etc..." Pour le moment nous avons été prise en photo et beaucoup regardé, mais jamais autant questionné. Cette jeune femme parlait un bon anglais et en vient à demander une photo avec son amie enceinte...Nous apprenons que la tradition veut que l'enfant ressemble à celle qui pose sa main sur le ventre de la mère enceinte. Alors le Chou a posé sa main sur le ventre... et la femme enceinte à rajouté qu'elle espérait que son bébé ait le nez du petit Chou! 🤔
Que de rencontres. La première jeune femme nous demande notre Facebook et assure que si nous avons un problème en Indonésie, il ne faut pas hésiter à la contacter! 
Nous voulions prendre la voie de chemin de fer pour être au plus proche de la population, et bien c'est chose faite! 

Pour aller à Bromo nous avons oublié de vous mentionner que lors de l'attente à Jogja, nous avions aussi rencontré une famille qui nous a fait goûter leur pique nique au cours du trajet. Un homme de la famille à demandé un selfie avec lui au Cha, et il a aussitôt changé sa photo de profil WhatsApp. On vous jure, à Java quand tu es européen, tu es une star! 
Bon, d'autres rencontres, mais on ne va pas tout vous raconter! 

Bref, À l'arrivée on se demandait bien comment aller à notre Homestay. Comme hier à Bromo, il était assez tard. Il faut se rendre compte qu'à Java vers 18h il fait nuit. Et en plein jour, marcher avec les sacs à dos ça nous plait beaucoup, la nuit c'est beaucoup moins envoûtant. 
Nous avions laissé un mail à notre hôtel en demandant si ils pouvaient venir nous chercher mais n'avions pas eu de réponse. En plus, on s'était trompé d'heure d'arrivée pour le train! Donc peu d'espoir... Et pourtant si! On sort à peine du quai et là!!! oh joie, on voit le nom du Chou écrit sur une petite affiche!! Deux jeunes garçons nous attendait! Luxe total, on monte dans une voiture, clean et classe en plus!! Nous n'étions pas monté dans une voiture depuis que la sœur du Cha nous ai déposé en Scenic à la gare de Saint pierre des corps!! 

Arrivées à notre hôtel nous n'en croyons pas nos yeux. Pour le même prix que la nuit précédente dans la chambre pourrie, nous arrivons dans une famille avec le cœur sur la main. La chambre est propre, le lit est grand, la salle de bain ne fait pas peur et ça sent bon!!! Il doit être 21h lorsque nous arrivons. Nous n'avons pas mangé, et la gérante nous propose de nous rassasier... et nous pouvons déguster notre plat sur la terrasse que nous avons rien que pour nous! Le paradis chez Puri Amalia guestHouse !
Revenons à nos moutons, nous sommes venu ici pour gravir le mont Ijen, 2380 m d'altitude. Cette fois pas possible d'organiser nous même notre ascension, il y a au moins 1h30 de voiture à faire et pas de bus public....et fatiguées de Bromo !  La gérante nous propose une excursion le lendemain pour 20e par personne. Transport, guide inclus. C'est bon pour nous! Départ... à minuit!! À oui mais c'est dans 2h! Le temps de manger, de prendre enfin une 🚿 douche!! Oh oui une bonne douche, même froide et sans pression on l'apprécie énormément et hop c'est reparti. Vous avez compris, à Java la douche chaude, c'est un luxe!

Nous partons en excursion avec 3 autres couples assez sympa. Commençons par 1h30 de bus, et comme pour Bromo c'est le début de l'ascension. Sauf que cette fois le minibus est bien plus vieux.    Outre le sur-régime et le voyant rouge qui clignote, il faut imaginer l'odeur de moteur qui peine... et les Chachous qui sautent à toutes les bosses! Chaotique déjà le début. Arrivé au parking, on comprend à quel point c'est un buissness tout ca. Ayant fait Bromo hors des sentiers battu, on l'avait moins senti, mais là! Tant de touristes c'est troublant. 

On rejoint notre guide. Adi. Un porteur de souffre qui travaille... 7 jours sur 7 pendant... 2 mois et qui au bout de 2 mois prend un jour de congé, si il se sent fatigué, sinon non! Il dort 1h30 par jour... c'est possible? Difficile à imaginer, mais apparement... il descend 3 fois par jour dans le cratère, une fois pour être guide touristique et deux fois pour aller chercher le souffre, des paniers entre 60 à 80 kg...
C'est un métier qui ne pourrait même pas exister en France, sans parler des horaires, juste question santé et exposition au gaz de souffre. Le plus fou c'est lorsqu'on lui demande depuis quand il fait ça. 17ans, il paraît avoir même pas 25ans!! Tellement de courage. Le souffre est par la suite acheté par des entreprises pour être utilisé en cosmétique, médicament, engrais, insecticide.. et les porteurs, sans qui rien ne serait possible, ils sont payés une misère...
 On récupère nos masque à Gaz, on place nos frontales, et c'est parti. Et c'est vraiment parti, Adi marche à une vitesse folle. Il nous explique que l'on doit se dépêcher pour revenir tôt à l'hôtel mais finalement on comprends que lui même est pressé, après notre visite il commence sa journée de travail..
Au début ça grimpe sec mais c'est assez facile pour nous. Nous nous sommes échauffés avec Bromo et notre corps n'a pas eu le temps de se courbaturer. Nous avons une ascension de 5km à faire. Sauf que plus on monte et plus le vent se lève. Il commence à faire vraiment froid, et malgré l'activité physique nos corps ne se régulent pas. Le vent est de plus en plus froid, plus on grimpe et    plus le vent souffle. Les bourrasques de vent entraînent avec elles le sable, la poussière du volcan. On en a pleins aux yeux! Mais du sable, c'est le cas de le dire! 😉Il fait nuit noire et l'ascension devient assez dure. Honnêtement il y a des bourrasques de vent à nous en faire perdre l'équilibre! Le petit Chou est parfois déportée lorsque ça souffle trop! Adi nous avoue que les conditions météorologiques sont vraiment mauvaise cette nuit, tout en nous racontant son passage à la télé dans un reportage avec Nicolas Hulot ! 🙂

Nous arrivons en haut du cratère mais on ne s'en apercoit pas vraiment, il fait toujours nuit. Enfait nous sommes venu tôt pour descendre dans le cratère et apercevoir des flammes bleues qui n'apparaissent que la nuit. Ces flammes bleues sont des vapeurs de souffre qui s'échappent du cratère. Alors il faut descendre dans le cratère qui fait 14 à 16km de diamètre 😵 Et ce n'ai pas une mince affaire. C'est de l'escalade, mais à l'envers. Et ce qu'on ne sait pas vraiment quand on descend, c'est qu'on est vraiment dans le cratère, et au fond de ce cratère il y a le lac le plus acide du monde. Donc si tu tombes... je vous laisse imaginer la suite. Pourquoi ce lac est si acide, c'est enfait le résultat des gazs que laisse échapper le volcan sous la surface du lac. 
 On descends donc pour les observer. C'est magnifique. Ici aussi la nature est fabuleuse. On se sent tellement petites encore, naïves. Jamais on ne s'imagine ça quand on nous parle de volcan et du centre de la terre. On croit qu'on est à l'abri de tout ça dans notre confort quotidien. Qu'on vit dans un monde sur, que les catastrophes ça n'arrive qu'aux autres... des flammes bleues, ça se médite! 
Malgré l'observation, le vent et le froid sont toujours là. On comprends que le lèvé du soleil ne va pas être si beau qu'on nous l'avait promis. Trop de vent et trop de brouillard! On se doutait quand même que le temps n'était pas favorable.
On décide quand même de remonter en haut du cratère pour observer le soleil se lever sur le lac. Ou du moins éclairer le lac. 
Lors de notre remontée un porteur est juste devant nous.. avec ses paniers de 60 ou 80 kg, et il monte plus vite que nous qui sommes... main dans les poches.. et pour nous la remontée n'est pas facile. En plus le soleil qui se lève nous permet de voir ce que nous avons fait. Il nous permet de comprendre qu'autour de nous... c'est le cratère... 

On remonte quand même tant bien que mal, et en haut du cratère on observe ce lac le plus acide du monde.. c'est si joli, mais en même temps ça fait un peu peur.. 
nous repartons.. il faut redescendre tout ce que nous avons grimpé, et la encore ça ne se fait pas comme ça. À l'aller nous étions sur la pointe des pieds tellement les pentes étaient raides, là il faut faire attention à ne pas glisser.. !😓
c'est bon, les 10km sont fait 💪, on en a prit pleins les yeux! À la fois de la beauté, de la grandeur, mais aussi pleins de sable et de poussière mais on a tellement appris. 
On dit adieu à Adi, qui part travailler, et là encore on se sent vraiment petites... Ces hommes sont des guerriers. 

Nous on monte dans le bus et en pensant que la prochaine étape, c'est le ferry... c'est Bali! ✌️